Retour sur le visionnage #1
Lundi 22 novembre a eu lieu le premier visionnage du club, de 17h à 19h au CDI. A cette occasion, les élèves membres ont pu rencontrer Totoro, puisqu'il avait été demandé que le planning des visionnages débute avec le film japonais de Miyazaki, Mon Voisin Totoro. Retour sur la séance...
Fiche technique du film
Titre : Mon Voisin Totoro (Tonari no Totoro)
Scénariste et réalisateur : Hayao Miyazaki Production : Studios Ghibli
Producteurs : Miyazaki et Toru Hara Durée : 86 minutes
Montage : Takeshi Seyama Sortie japonaise : 16 avril 1988
Musique : Joe Hisaishi Sortie française : 1999
Divers :
Il a fallu un an pour réaliser ce film (d'avril 1987 à avril 1988). Il a coûté un peu plus de 3 millions d'euros à produire. Il a attiré plus de 800 000 spectateurs japonais dans les salles en seulement 5 semaines. A sa sortie au Japon, il a rapporté 588 millions de yens, soit plus de 5 millions d'euros.
Synopsis
Le professeur Kusakabé s'installe avec ses deux filles - Satsuki (11 ans) et Mei (4 ans) - dans une maison à la campagne, proche de l'hôpital où la mère est actuellement en soin.
Dès le départ, les deux petites filles comprennent que la maison est habitée par des esprits : les Noiraudes (Susuwatari), des boules de suie humanoïdes qui vivent dans de vieilles maisons abandonnées.
Explorant les alentours de la maison, la jeune Mei aperçoit dans le jardin deux créatures : un Chibi-Totoro (le plus petit, blanc) et un Chu-Totoro (moyen et bleu), qui la mèneront à leur semblable : Totoro, gigantesque créature, sorte d'esprit de la forêt qui vit dans un énorme arbre proche de leur maison.
Analyse
Mon Voisin Totoro est un film très descriptif, où il n'y a quasiment pas d'intrigue, ni d'action. On ne trouve pas plus de violence d'ailleurs. Au contraire, il s'agit d'un film très poétique, qui emprunte au genre du merveilleux et aux vieilles croyances japonaises, tout en développant une topique présente dans les films de Miyazaki : l'ode à la nature, la volonté de vivre en harmonie avec elle.
Pour toutes ces raisons, Mon Voisin Totoro a souvent été perçu comme un film pour enfants.
Récompense
Le film a reçu en 1988 le Prix Mainichi Noburo Ofuji.
Les prix du film Mainichi sont un ensemble de prix décernés par le grand journal Mainichi Shimbun, parmi lesquels on trouve le prix Noburo Ofuji (du nom d'un pionnier de l'animation récompensé dans les années 1950) et le Grand Prix de l'animation.
Le prix Noburo Ofuji a été plus particulièrement créé en 1961. Il se focalise sur des oeuvres d'animation se distinguant par un "mérite technique".
D'autres oeuvres sorties des Studios Ghibli ont été récompensées : Nausicaä la vallée du vent, Le Château dans le ciel, Ponyo sur la falaise ont tous les trois reçu le Prix Noburo Ofuji ; Kiki la petite sorcière, Porco Rosso, Pompoko, Princesse Mononoké et Le Voyage de Chihiro ont quant à eux reçu le Grand Prix de l'animation.
Les avis des élèves membres du club
"J'ai beaucoup aimé ce film, car on a vraiment l'impression que l'imaginaire est réel dans les esprits. Les personnages sont vraiment intéressants et attachants. Les musiques choisies sont vraiment belles et introduites au bon moment dans le film." (Benjamin)
"Très bon film, malgré une histoire assez enfantine, mais on passe tout de même un bon moment. La première fois, j'avais regardé ce film en VF, mais j'ai largement préféré la version VOSTFR : c'est plus plaisant, et ça évite les problèmes de doublage. Malgré le fait que je trouve que c'est un très bon film, je lui ai préféré Le Voyage de Chihiro, qui est beaucoup plus varié. Très jolis décors." (David)
"J'ai adoré ! Ca m'a fait pensé au côté écologiste que l'on peut retrouver dans un certain nombre de ces films, notamment Nausicaä. La plus grande des deux filles m'a rappelé, au niveau des traits du visage, la Princesse Mononoké." (Morgane)
"Impressions mitigées. J'ai beaucoup aimé : le gros Totoro, le chat-bus, la petite fille (attachante), l'univers créé / l'imagination (arbre qui pousse...), les relations humaines / la relation fraternelle (qui m'a fait penser à la relation fraternelle dans Le Tombeau des lucioles). J'ai moins aimé : le côté trop enfantin (je m'attendais à un concept plus développé, une morale...), la lenteur dans le démarrage (on s'attend à plus de péripéties, la fin m'a paru rapide)." (Clément)
Prochain visionnage prévu le lundi 13 décembre, de 17h00 à 19h00 au CDI.
Au programme : Le Tombeau des Lucioles, de Isao Takahata.